Pourquoi a-t-on interdit l'acte de fumer ?

Pourquoi a-t-on interdit l'acte de fumer ?
Question :

Pourquoi a-t-on interdit l'acte de fumer ?


Réponse :

Louange à ALLAH.

Peut-être savez-vous que toutes les nations de la terre, musulmanes et non-musulmanes combattent maintenant le tabagisme en raison de leur conscience des graves dangers qu'il fait couvrir aux gens. Or l'Islam interdit l'usage de tout ce qui est nocif en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «Ni préjudice à subir ni dommage à infliger».

Premièrement, nul doute que les aliments comportent des composantes bonnes et d'autres nocives. Cela est indiqué dans la description qu'Allah a faites de notre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en ces termes : «Il leur rend les bonnes denrées licites et leur en interdit les mauvaises». Le tabac fait-il partie des bonnes denrées ou des mauvaises ?

Deuxièmement, il a été rapporté que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «Allah vous interdit à vous livrer à des balivernes, à poser trop de questions et à gaspiller vos biens». Allah a prohibé le gaspillage en ces termes : {Mangez et buvez mais ne gaspillez pas. Car Il n'aime pas les gaspilleurs} [7:31]. Il a décrit les (excellents) serviteurs du Clément en ces termes : {... Qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu} [25:67].

Le monde entier a désormais réalisé que l'argent dépensé sur le tabac est de l'argent perdu parce qu'inutile. Pire, on le dépense pour s'attirer un préjudice. Si les fonds dépensés sur le tabac étaient réunis, ils auraient permis de sauver des peuples victimes de la famine. Qui est plus idiot que celui qui brûle un billet de dollar? Quelle différence entre lui et le fumeur? Pire, le fumeur est plus idiot dans la mesure où celui qui brûle un billet de dollar et s'en arrête là fait preuve d'une idiotie plus limitée. Quant au fumeur, il brûle de l'argent et porte préjudice à son corps.

Troisièmement, que de catastrophes provoquées par des fumeurs qui se débarrassent n'importe comment des déchets de leurs cigarettes !Une maison entière a été détruite par un incendie parti d'une cigarette allumée par le propriétaire concomitamment à une fuite de gaz.

Quatrièmement, combien sont ceux qui souffrent de l'odeur qui émanent des fumeurs? Ceci est surtout le cas quand on est affligé par un voisin fumeur à la mosquée. Peut-être est-il plus aisé de supporter les autres mauvaises odeurs que de supporter celle qui se dégage de la bouche du fumeur qui vient de se réveiller! Il est vraiment étonnant que les femmes puissent supporter l'odeur de la bouche de leurs maris fumeurs. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit à celui qui a consommé de l'ail ou de l'oignon de fréquenter la mosquée parce qu'il voulait éviter sa nuisance aux prieurs. Or l'odeur de l'ail et de l'oignon est plus supportable que celle que dégage le fumeur.

Voilà une partie des causes pour lesquelles le tabac a été interdit.



Répondue par le Cheikh Saad al-Houmayd

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 12:18

Je veux qu'ALLAH m'aide dans mes études comment ?

Je veux qu'ALLAH m'aide dans mes études comment ?
Question :

Je veux qu'ALLAH m'aide dans mes études comment ?


Réponse :



Louange à ALLAH et Paix et Salut sur Son Prophète.


Le moyen le plus sûr et le plus utile, pour réussir, est la persévérance dans la piété, que ce soit en secret ou en public. Celui qui persévère dans la piété, ALLAH lui enseignera ce qu'il ignorait et lui facilitera toutes ses affaires.

ALLAH dit: {Et craignez ALLAH, alors ALLAH vous enseigne et ALLAH est omniscient} [2:282].

ALLAH dit aussi: {Quiconque craint ALLAH cependant, IL lui facilite les choses} [65:4].

Vous devez persévérer aussi dans l'invocation et l'appel d'ALLAH ainsi que dans l'imploration de Son aide seule car il ne repousse pas celui qui l'appelle !

ALLAH dit: {Et quand Mes serviteurs t'interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche: Je réponds à l'appel de celui qui Me prie quand il Me prie, qu'ils répondent à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils soient bien guidés} [2:186].

ALLAH dit aussi: {Et votre seigneur dit: Appelez-moi, Je vous réponds} [40:60].

Nous citerons aussi comme procédés - qui vous aideraient pour l'acquisition de la science - :

->Faire abstraction de tout ce qui peut préoccuper votre esprit.

->S'attacher avec assiduité à acquérir la science et en faire sa principale préoccupation.

->Il faut aussi chercher une bonne compagnie studieuse qui vous encouragerait, vous aiderait et qui stimulerait votre ardeur.

->En même temps il faut s'éloigner de la mauvaise compagnie qui penche pour la paresse, la fainéantise et l'oisiveté.


ALLAH Le Très Haut Sait mieux.



Par Dr. Abdallah Al Fakih.

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 11:56

Est-il permis d'écouter les chants islamiques accompagnés de musique?

Est-il permis d'écouter les chants islamiques accompagnés de musique?
Question :

Est-il permis d'écouter les chants islamiques accompagnés de musique? j'espère obtenir une réponse puisée dans le Coran, la Sunan et le consensus.


Réponse :

Louange à Allah,

Les versets coraniques et les hadith prophétiques stigmatisent l'usage des instruments de musique et avertissent les fidèles contre eux. Le Coran enseigne même que leur usage constitue une cause d'aberration et une façon de tourner les versets d'Allah en dérision. A ce propos le Très Haut dit: {Et, parmi les hommes, il est (quelqu'un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d' Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant} [31:6]. La plupart des Oulémas soutiennent que l'expression "lahw al-hadith" signifie chants et instruments d'égaiement ainsi que toute prestation vocale qui détourne de la vérité.

Mojahid a expliqué les propos du Très Haut: {Et (Allah) dit: "Va-t-en! Quiconque d'entre eux te suivra... votre sanction sera l' Enfer, une ample rétribution. Excite, par ta voix, ceux d' entre eux que tu pourras, rassemble contre eux ta cavalerie et ton infanterie, associe-toi à eux dans leur biens et leurs enfants et fais- leur des promesses". Or, le Diable ne leur fait des promesses qu' en tromperie} [17: 63-64]. En ces termes: «Il s'agit des chants et trompettes (mazamir)» [1]. Attabari rapporte qu'al-Hassan al-Basri a dit: «sa voix c'est le tambour». L'Erudit Ibn Qayyem dit : «Cette annexion est une annexion de spécification comme c'est le cas pour l'annexion de khayl et radjl. Ainsi, tout orateur dont le discours ne porte pas sur l'obéissance à Allah et tout producteur de sons utilisant soit un yara soit une flûte, soit un petit ou un grand tambour commettant des actes interdits et le son (produit) est celui de Satan» [2].

Attirmidhi rapporte dans ses Sounan (n° 1005) d'après un hadith d'Ibn Abi Layla d'après Ata qui le tenait de Jabir (P.A.a) que ce dernier a dit: Le Messager était en compagnie d'Abd Rahman Ibn Awf au moment son fils Ibrahim entra en agonie et il le prit, le plaça en son sein et ses yeux se remplirent de larmes. Abd Rahman lui dit: "Tu pleures alors que tu l'interdis?" - «Non, je ne l'interdis pas, mais j'interdis deux sons idiots et pervers: celui produit pour distraire et pour jouer à l'aide d'instrument de musique sataniques et celui occasionné par une catastrophe et qui s'accompagne du grattage du visage, de déchirement des vêtements et de ranna» [3].

Al-Nawawi dit: «Il s'agit des chants et instruments de musique» voir Tuhfat al-Awadhi, 4/88); Il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit: «Il y aura dans ma communauté des gens qui s'autoriseront la fornication, le port de vêtements en soie, la consommation de vin et l'usage des instruments de musique. Des hommes descendront au pied d'une montagne (alam) pour se reposer (Yarouhou alayhim bissarihatin lahoum) et un pauvre s'adressera à eux pour un besoin et ils lui diront: «reviens demain». Puis Allah les saisira nuitamment, fera disparaître la montagne (wa yadhahou al-ilm) et transformera d'autres en singes, et porcs (et les laissera ainsi) jusqu'au jour de la Résurrection» [4].

Le terme al-maâzif désigne les instruments de musique. Al-Qutubi rapporte d'al-Jawhari que le terme désigne le chant. Mais dans les Sihah, il désigne tous les instruments de musique. On dit aussi qu'il désigne le son produit par ces instruments. Dans les Hawashi de Dimyati on lit: «Les maâzif sont les tambours et d'autres instruments de batterie. On l'applique aussi aux chants et à tout jeu».

Dans Ighathatoul Lahfan (1/256), Ibn al-Qayyim dit: «L'indication à tirer du hadith vient du fait que les maâzif sont tous les instruments de distraction selon l'avis unanime des linguistes. Si l'usage de ces instruments était licite, il ne les aurait pas désapprouvés pour y avoir recours et n'aurait pas liée leur usage à celui du vin».

Le Hadith permet de comprendre l'interdiction de l'usage des instruments de musique et de divertissement. Le hadith indique cela de plusieurs façons. Premièrement, par l'usage du terme «ils s'autoriseront» qui indique clairement que les objets mentionnés dont les instruments de musique font l'objet d'une interdiction religieuse violée par ces gens-là. Deuxièmement, par le fait de lier l'interdiction de l'usage des instruments de musique à des choses dont l'interdiction est absolue telles que la fornication et le vin. Si l'usage desdits instruments n'était pas interdit, il n'aurait pas établi ce lien. Aussi ce hadith indique -i- il de façon catégorique l'interdiction de l'usage des instruments de musique et de divertissement. Si aucun autre verset ou hadith n'abordaient ce sujet, le présent hadith aurait suffi pour prouver l'interdiction. Ceci est surtout vrai à propos du type de chant que nous connaissons aujourd'hui. Les chansons actuelles puisent leur poésie dans un vocabulaire vulgaire et permissif et s'accompagnent de différents instruments de musique tels que la guitare, la batterie, la flûte, le luth, le qanoun, l'orgue, le piano, le manja (instrument de musique). A quoi s'ajoutent le concours vocal d'efféminés et (la danse) de traînées [5].

Le Cheikh Ibn Baz dit: «Les maâzif sont les chants et les instruments de musique à propos desquels le Prophète (bénédiction et salut soit sur lui) a dit qu'à la fin des temps les gens s'autoriseraient leur usage comme ils autoriseraient la fornication, la consommation du vin et le port de vêtement en soie. Cette prédiction fait partie des signes de la prophétie. En effet, tout cela s'est réalisé. Le hadith indique leur interdiction et désapprouve l'attitude de celui qui les juge licite comme il désapprouve l'attitude de celui qui s'autorise la fornication et la consommation du vin. Les versets et hadith qui mettent en garde contre les chants et l'usage des instruments de distraction sont très nombreux. Quiconque croit qu'Allah a autorisé les chants et l'usage des instruments de musique a menti et a commis un grave péché. Nous demandons à Allah de nous mettre à l'abri de l'emprise de la passion et de Satan. Plus grave et plus odieux est l'avis de celui qui déclare que leur usage est recommandé. Cette attitude marque, sans aucun doute, l'ignorance par rapport à Allah et sa religion, voire l'audace qui va jusqu'à mentir au détriment de la chariâ.

L'usage des tambours et timbales est autorisé uniquement aux femmes pour déclarer un mariage et le distinguer de la fornication. En plus, les femmes peuvent chanter quand elles sont seules, à condition que les chansons ne comportent rien qui encourage à l'inconvenable ou détourne de l'accomplissement d'un devoir et à condition qu'elles restent à l'écart des hommes.

Aucune déclaration ne doit être faite de façon à importuner les voisins et à leur faire de la peine. Le recours de certains à l'usage de hauts parleurs est détestable car il cause de la nuisance aux musulmans voisins et d'autres. Il n'est pas permis aux femmes dans le cadre des cérémonies de mariage et ailleurs d'utiliser des instruments de musique tels que les tambours, le luth, le violon, le rebec et pareils. Car c'est bien détestable, et l'autorisation se limite exclusivement au timbale.

Quant aux hommes, il ne leur est permis d'utiliser rien de cela, ni dans les cérémonies de mariage ni ailleurs.

Allah a institué pour les hommes l'entraînement au maniement des armes et aux manoeuvres de guerre tels que le tir et l'usage des chevaux pour les combats et l'apprentissage du maniement d'autres instruments comme l'usage des lances, des daraq, la conduite des chars, le pilotage des avions et l'utilisation d'autres (moyens) tels que les canons, les mitraillettes, le lancement des bombes ainsi que tout ce qui aide à bien mener le jihad dans le chemin d'Allah» [6].

Cheikh al-islam, dit: «Sachez qu'aux cours des trois siècles préférés, il n'existait ni au Hidjaz, ni en Syrie, ni au Yemen, ni en Egypte, ni au Maghreb, ni en Iraq ni au Khourassan des hommes de religion, de piété, d'ascèse et de dévotion qui se réunissaient pour écouter de la musique accompagnés de battements de duff, de bouts de bois et d'applaudissement. Cela n'arriva que vers la fin du deuxième centenaire. Quand les imams le constatèrent, ils l'interdirent» [7].

Quant aux chants dits islamiques et accompagné de musique, on leur donne cette appellation pour les justifier. Pourtant, ils ne sont en réalité que des chants et de la musique. Les qualifier d'islamiques est une falsification et une invention. Ils ne peuvent pas se substituer au chant. Car il n'est pas permis que le mal remplace le mal. C'est plutôt le bien qui doit remplacer le mal. Ecouter ces chants en tant que chants islamiques et considérer cela comme un acte cultuel est une innovation non autorisée par Allah. Nous demandons à Allah la paix et la sécurité.

Pour plus de détails, voir Talbis Iblis (237) et al-Madkhal d'ibn al-Hajj (3/109) et al-amr bil ittiba wa annahy 'an al-ibtid'a d'Assouyouti (99 et suivantes) et Dham al-malahi d'Ibn Abi Dounya et al-ilam bi anna al-azf haram d'Abou Bakr al-Djazaïri et Tanzih Shari'a 'an al-aghani al-Khali'a et Tahrim alaati-Tarab d'al-Albani.

NOTES DE PAGE :

1 : Selon Attabari, dans Jami' al-Bayan, 15/118-119, et Ibn Abi Dounya, dans Dham al-malahi, p.33 et Ibn al-Jawzi, dans Talbis Iblis, p.232.

2 : Ibn Qayyem Al-Jawziyah, Ighathatoul lahfan, 1/252.

3 : Attirmidhi dit: Ce hadith est 'beau'. Al-Hakim l'a cité dans al-Moustadrak, 4/43 et al-Bayhaqi dans assunan al-Koubra, 4/69 et il est déclaré 'beau' par Al-Albani.

4 : Rapporté par Boukhari de façon suspendue (10/51) et rapporté de façon continue par al-Bayhaqi dans les Sounan al-koubra, (3/272) et attabarani dans al-Mu'jam' al-Kabir, 3/319 et Ibn Hiban dans Assahih, (8/265-266) et déclaré authentique par Ibn Salah dans 'Ouloum al-Hadith, 32 et Ibn al-Qayyim dans Ighathatoul Lahfan (255) et Tahdhib Assouann, (5/270-272) et al-Hafiz fi dans al (Fateh, 10/55).

5 : Voir Hokm al-maâzif d'al-Albani et Tashih al-akhta wal awham al-waqi'a fi fahmi ahadith Annabi alayhi assalam par Said Sabri, 1/176.

6 : Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz, Majmou' al-Fatawa, (3/423-424).

7 : Cheikh al-Islam ibn Taymiyah, Majmou' al-Fatawa, (11/569).



Par le Cheikh Mohammad Salih Al-Munajjid.

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 11:37

Allâh (تعالى) a dit : {Et c'est en Allâh que les croyants doivent placer leur confiance.} (14/11)

Allâh (تعالى) a dit : {Et c'est en Allâh que les croyants doivent placer leur confiance.} (14/11)

Allâh (تعالى) a dit : {Et place ta confiance en Le Vivant qui ne meurt jamais.} (25/58)

Allâh (تعالى) a dit : {une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allâh, Allâh aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.} (3/159)

Allâh (تعالى) a dit : {Certes ceux auxquels l'on disait : "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" - cela accrut leur foi - et ils dirent : "Allâh nous suffit; Il est notre meilleur garant". Ils revinrent donc avec un bienfait de la part d'Allâh et une grâce. Nul mal ne les toucha et ils suivirent ce qui satisfait Allâh.} (3/173-174)

Allâh (تعالى) a dit : {Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit.} (65/3)

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit : "Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "On a fait défiler devant moi les communautés religieuses (ou nations). Je vis alors un tel Prophète et avec lui moins de dix adeptes, tel autre avec un ou deux partisans et un tel autre n'en ayant aucun. Tout à coup on éleva vers moi une foule énorme et je crus que c'était ma communauté. Mais on me dit : "Voilà Moïse et sa nation. Regarde plutôt à l'horizon". Je regardai et vis apparaître des masses innombrables. On me dit alors; "Regarde de l'autre côté de l'horizon" et voilà surgir une foule immense. "C'est tout cela ta nation et, avec elle, soixante dix mille hommes qui entreront au Paradis sans subir aucun jugement et aucun tourment". Puis il se leva et rentra chez lui. Les gens se mirent alors à conjecturer sur ces bienheureux qui entreront au Paradis sans jugements ni tourments. Certains dirent : "C'est sans doute ceux qui ont été les compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم)". D'autres dirent : "Ce sont peut-être ceux qui sont nés en Islam et n'ont ainsi jamais rien associés à Allâh". On fit d'autres supputations.
C'est alors que le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) se présenta à eux de nouveau et leur dit : "A propos de quoi discutez-vous ainsi?" Ils lui dirent l'objet de leurs discussions et il dit : "Ce sont plutôt ceux qui ne soignent pas par les incantations et ne se font pas soigner par elles. Ceux qui ne croient point au mauvais augure et qui s'en remettent en tout à leur Seigneur".
Juste à ce moment se leva 'Oukkâcha Ibn Mohsin qui dit : "Prie Allâh pour que j'en sois!"
Il lui dit : "Tu es effectivement l'un de ceux là".
Quelqu'un d'autre se leva pour faire la même demande.
Il lui dit : "C'est là une faveur où t'a déjà précédé 'Oukkâcha". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Il entrera au Paradis des gens dont les c½urs sont comme ceux des oiseaux". (Mouslim)
An-Nawawi (رحمه الله) a dit : "On dit que cela veut dire qu'ils s'en remettent à Allâh comme le font les oiseaux. On dit aussi que leurs c½urs sont sensibles comme ceux des oiseaux".

'Omar (رضي الله عنه) a dit : "J'ai entendu dire le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) : "Si vous vous en remettez à Allâh comme il convient de s'en remettre à Lui, Il vous apportera votre subsistance comme Il l'apporte aux oiseaux qui quittent le matin leur nid le ventre creux pour y rentrer le soir le ventre plein"". (At-Tirmidhi)

Selon Ibn Mas'oùd (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui est touché par le besoin et qui s'adresse aux gens pour en sortir ne voit pas la satisfaction de son besoin. Mais s'il s'adresse à Allâh, Allâh ne tarde pas à lui octroyer une subsistance prochaine ou à venir". (At-Tirmidhi)

Les differents degré de confiance en Allâh

Ibn Al-Qayyim (رحمه الله) a dit :

"C'est dire que le tawakkul (le fait de s'en remettre à Allah) constitue la moitié de la foi, l'autre moitié étant al-inâba (le fait de revenir à Allah) car la foi est à la fois une imploration de l'assistance et une adoration : le tawakkul constituant la demande d'assistance et l'inâba l'adoration.

La demeure du tawakkul est, du reste, la plus vaste et la plus entière des demeures.
Elle ne cesse d'être fréquentée par les occupants en raison de l'ampleur de l'afférent du tawakkul, du nombre élevé des besoins des êtres, de la généralié du tawakkul et du fait qu'il touche aussi bien les croyants que les mécréants, les débauchés comme les justes, les oiseaux comme les bêtes.

En effet les habitants des cieux et de la terre, qu'ils assument ou non la charge de la foi, occupent la position du tawakkul même si l'élément afférent du tawakkul diffère chez les uns et les autres. En effet Ses amis et les gens de Son élite s'en remettent à Lui en matière de foi, de triomphe de Sa religion, de rehaussement de Sa parole, de combat contre Ses ennemis et pour tout ce qui touche ce qu'Il aime et l'éxecution de Ses ordres. Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à lui pour ce qui touche leur rectitude personnelle et la préservation de leurs états avec Allâh en se vidant de tous les soucis provoqués par autrui. Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à Lui pour un bien qu'ils veulent recevoir comme les subsistances ou la santé ou une victoire contre un ennemi, ou une épouse, ou un enfant... Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à Lui pour ce qui touche le fait de commettre des péchés et des forfaits.

En effet les auteurs de ces méfaits ne les obtiennent généralement qu'en s'appuyant sur Allâh et en s'en remettant à Lui. Il arrive même que leur tawakkul en la matière soit plus fort que celui de ceux qui accomplissent des ½uvres pies. Voilà pourquoi ils se lancent dans les risques et les perditions en comptant sur la préservation et l'exaucement d'Allah.
Il reste que le meilleur tawakkul est celui qui touche le domaine des obligations, je veux dire les obligations envers Allâh ou envers les créatures ou envers l'âme.

Quant au tawakkul le. plus vaste et le plus bénéfique, il porte sur l'influence extérieure comme celui de l'intérêt religieux ou le fait de repousser un méfait menaçant la foi en général. C'est le tawakkul des Prophètes quand il s'agit d'instaurer la religion d'Allâh et le tawakkul de leurs héritiers quand il s'agit de repousser le mal des corrupteurs sur la terre.
Ensuite les gens se répartissent en matière du tawakkul selon leurs préoccupations et leurs desseins : les uns s'en remettent à Allâh pour obtenir la royauté, d'autres simplement pour un gagne-pain. Il reste que pour celui qui est sincère dans son tawakkul pour l'obtention de quelque chose qu'il désire recevoir, si ce quelque chose est agréable à Allâh c'est une issue heureuse pour lui, si ce bien scussite le courroux divin c'est alors un méfait pour lui et si c'est quelque chose qui est permis il obtient le bénéfice du tawakkul sans celui de l'objet de son tawakkul".

(Les sentiers des Itinérants)

Des exemples dans la confiance en Allâh

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Abou Bakr (le véridique) (رضي الله عنه) qui fut, de même que son père et sa mère, compagnon du Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand nous étions (lui et le Prophète) dans la grotte (où ils s'était cachés dans leur fuite vers Médine), je regardais les pieds des idolâtres qui étaient juste au-dessus de nous et je dis : "Ô Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم)! Si l'un d'eux regardait au-dessous de ses pieds, il nous verrait".
Il dit : "Que penses-tu, Ô Abou Bakr! de deux compagnons dont le troisième est Allâh?"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

On rapporte au sujet de Jabir (رضي الله عنه) qu'il a accompagné le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) dans l'une de ses campagnes vers le Nejd. Quand le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) rebroussa chemin, il rebroussa chemin avec eux et la caravane les rejoignit dans une vallée pleine de grands arbres épineux. Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) mit pied à terre et les gens se dispersèrent pour se placer à l'ombre des arbres : "Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) s'installa sous un grand arbre. Il y accrocha son sabre et nous plongeâmes tous dans le sommeil. Tout à coup le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) nous appela et auprès de lui se tenait un bédouin. Il dit : "Cet individu a dégainé contre moi mon propre sabre alors que je dormais. Je me suis réveillé alors qu'il le tenait nu. Il me dit : "Qui te protège de moi?" Je dis : "Allâh" trois fois de suite". Il ne le chatia pas et s'assit". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Dans une autre version, Jâber a dit : "Nous étions avec le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) à Dhât Ar-riqâ'. Etant parvenus à un arbre à l'ombre dense, nous y laissâmes le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم). L'un des idolâtres arriva alors que le sabre du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) était accroché à l'arbre. Il le dégaina et dit : "As-tu peur de moi?"
Il lui dit : "Non".
Il dit : "Qui te protège de moi?"
Il dit :"Allâh"

Et dans la version de Abou Bakr Al Isma'ilî (dans son recueil de Hadith authentifiés) il dit : "Qui te protège de moi?"
Il dit : "Allâh".
Le sabre tomba alors de sa main et le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) le saisit et lui dit à son tour : "Qui te protège de moi?"
L'autre dit : "Sois le meilleur preneur!"
Il dit : "Attestes-tu qu'il n'y a de dieu qu'Allâh et que je suis le Prophète d'Allâh ?"
Il dit : "Non. Mais je te promets de ne plus te combattre".
Il lui rendit sa liberté. Quand l'homme revint à ses compagnons il leur dit : "Je reviens à vous de chez le meilleur des gens".

Ibrâhim (عليه السلام)

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit : "Allâh nous suffit et quel bon défenseur!" C'est la formule prononcée par Abraham (عليه السلام) quand on le jeta au feu. Elle a été de même prononcée par Mohammad (صلى الله عليه و سلم) quand on lui dit : "Les gens ont mobilisé des masses contre vous, craignez-les". Cela augmenta leur foi et ils dirent : "Allâh nous suffit et quel bon défenseur!". (Al-Boukhâri)

Dans une autre version de Boukhâri, selon Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما), il dit : "Les dernières paroles prononcées par Abraham (عليه السلام) quand on le jeta au feu furent : "Allâh me suffit et quel bon défenseur".
Allâh (تعالى) a dit : {Et c'est en Allâh que les croyants doivent placer leur confiance.} (14/11)

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 11:24

regarde


=========================> MeRcI aBdAl MaLiK <==================================

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 10:45